Scène 1 : Faut il des salaires inférieurs au SMIC ?

Débat à la télévision l’autre soir France 4 chez Taddéi . Arguments classiques de la part de chacun des intervenants puis un personnage un peu plus drôle que les autres (Michel Maffesoli) pose une question n’y a t il pas un sous-entendu, des dogmes que personne ne remet en cause dans cette discussion ?  Le progrès, la croissance le progrès technologique sont considérés par tous les intervenants comme un dogme auquel il ne faut pas toucher. Intéressant, mais débat heurté, interruptions de paroles, je zappe.

Scène 2 : BFM Business : un jeune entrepreneur fondateur du train de l’avenir parle d’un innovation formidable capable d’arrondir le prix du ticket de caisse au supermarché à l’euro supérieur et de faire dons de cette micro somme à une organisation caritative.

Progrès ? ou juste un micro service pour compenser notre égoïsme quotidien et politique ? recourir a un service informatiquement lourd et formidablement complexe pour nous inciter à donner quelques centimes et contribuer à notre bonne conscience plus qu’a régler le problème comme un bon vieux chèque papier ?

Scène 3 : Bloomberg TV : ARM annonce de très bons résultat. la fabricant de puces pour mobile et tablettes a 4 milliards de « devices » en circulation il y aurait donc plus de possesseurs d’appareils équipés de puces ARM sur la planète que de possesseurs… de brosses à dents! nous fait remarquer le présentateur.

La présentatrice s’emballe dans l’agriculture par exemple ces micropuces pourrait équiper chaque vaches, les distributeurs, d’herbe d’eau, les champs, et par internet le fermier pourrait savoir ou se trouve le bétail, sont niveau de santé, sa croissance, l’age le poids des bestiaux. Progrès ?

Scène 4 : Euronews : salon de l’auto de pékin : Les chinois deviennent friands de 4×4 mais les plus grandes villes comment à limiter le nombre de vente de voiture en restreignant les immatriculations. limite du progrès : chaque chinois ne pourra avoir sa voiture.

Les limites du progrès vis à vis de l’emploi.

En reliant ses évènements je pense que nous vivons aujourd’hui les limites du progrès. Nous ne pouvons plus penser que le progrès sera la solution à tous nos soucis et que nous ferons l’économie de ce qui nous est le plus douloureux, la remise en cause d’un certains système politico économique ou le progrès sera toujours libre, soutenu, facteur de solutions.

A commencer par l’emploi :

Fournir un emploi est il indispensable pour une société ?

Peut on vivre sans emploi et avec un revenu minimum garanti  fourni par la société sans contrepartie ni physique (travailler) ni intellectuelle (s’instruire, voter, ..) ?

Jusqu’à présent la réponse était oui, il faut un emploi et on ne peut pas être rémunéré pour le simple fait d’exister. Mais demain cela pourrait changer.

Si fournir un emploi est une base pour maintenir une société équilibrée alors le progrès sans contrainte directives n’est plus la solution. Si la seule contrepartie aux progrès c’est faire produire par des machines et remplacer les ouvriers des usines par des vendeurs en magasins travaillant la nuit et le dimanche pour gagner leur vie est ce un progrès?

Nous vivons aujourd’hui les limites de « produire moins cher ». Les chinois deviennent trop cher et les industriels délocalisent dans d’autres pays les fabricants de chaussures vont, parait il, en Éthiopie. le pays maintenant le plus pauvre de la planète. Nous aurons bientôt fini le tour des pays à bas cout, les niveaux de vie vont augmenter sur toute la planète.
Ou délocaliser ?
la suite logique du progrès jusqu’à présent a été de remplacer les ouvriers par des machines. tant que un autre pays sur la planète y gagne, passe encore, mais quand finalement tout le monde y perd des emplois, ce progrès est il encore souhaitable ?

Limites techniques du progrès : l’automobile se réoriente

Jusqu’à un passé proche les progrès des voitures consistait à les rendre plus rapides. Nous trouvons donc sur le marché des voiture homologuées capables d’atteindre 400kmh pas 300 mais bien 400 (Bugatti Veyron à vendre ici ) mais les limitations de vitesses, l’augmentation du trafic et de la pollution ont modifiés la direction du progrès.

Le progrès dans l’automobile consiste maintenant à connecter les voitures, de meilleurs GPS, des possibilités de travail prolongées, et un pilotage automatiques Voici un exemple ou le progrès a changé de direction.

Le plus symptomatique et que pour le championnat du monde de formule 1 de 2014, les voitures ont une limitation de consommation et l’obligation d’une motorisation hybrides avec récupération d’énergie. La puissance n’est plus la seule clé, la consommation et la diminution de consommation d’énergie deviennent les axes de progrès dans cette catégorie emblématique de la course automobile.

C’est déjà le cas dans l’industrie auto depuis plusieurs années. On y parle de downsizing
(Réduction de la taille, pour un symbole masculin, tout une révolution) . Les plus gros modèles maintiennent leur performances en terme de puissance ou la réduise légèrement et la taille des moteurs diminue nettement mais les performances restent équivalentes. la situation du marché et les règles politique ont donc changé la règle du jeu du progrès : moins de vitesse plus d’assistants électronique. La voiture conduite par un robot, la Google car et les projets équivalent chez Volvo et Nissan sont en bonne voie d’aboutir d’ici moins de 10 ans.

Le progrès qui consiste a remplacer des hommes par des machines est il donc un progrès ?

Jusqu’où pouvons nous accepter le progrès sans le remettre en cause ?

C’est sur ce terrain que les citoyens attendent les politiques. Or nous constatons que ce ne sont que des gestionnaires facétieux du présent au profit de leur corporation quand ce n’est pas à leur profit tout cours.

peut être en attendons nous trop ?

A à la sortie de la guerre il était « facile  » d’avoir une idée pour la France ou tout était à reconstruire. Le Général de Gaulle avait une vision politique de la France mais la direction économique s’imposait : reconstruire, loger.

aujourd’hui que les objectifs sont plus difficiles à discerner, les citoyens ne doivent plus rester attentistes de solutions de la part des politiques mais regarder ailleurs et s’engager pour eux même.

C’est pour ça que j’aime bien le défi de la Région Nord de s’engager dans la troisième révolution industrielle.

c’est aussi la raison pour laquelle une énergie bon marché facilite la remplacement des machines par des hommes et que la taxe carbone est un moyen d’inverser la tendance décrite avant comme je l’ai expliqué ici. ou en encore ici.

 

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