Aujourd’hui le cabinet inddigo nous présente sa vision de l’étude thermique.

Cet article fait partie d’une série consacrée aux prestataires de la « rénovation durable » voir la note en fin d’article.

Inddigo

A l’origine les deux fondateurs créent en 1986 une entreprise d’insertion avec Emmaus pour assurer le retraitement des déchets.

Petit à petit l’entreprise a évolué pour compter aujourd’hui 200 personnes pour un chiffre d’affaire de 13 Millions d’euros.

L’entreprise est organisée en  6 branches :

  • Gestion des déchets :

La branche historique de la société, la plus importante

  • Le transport :

Réflexion sur les modes de déplacement de demain

  • Bâtiment durable :

Un métier apparu en 2006 qui réfléchi sur les constructions neuves dans leur globalité, en prenant en compte l’environnement. Cette branche comprend des architectes des ingénieurs d’études des différents domaines de la construction.

  • Aménagement et territoires:

Ce département regroupe les différentes compétences de chaque branche comme des urbanistes, des spécialistes des transports, des spécialistes des déchets de l’énergie pour accompagner les collectivités dans leur réflexion sur la mise en place d’éco quartiers, d’agenda 21, biodiversité

  • Energie et Climat :

Ce service compte 40 personnes dédiées à l’analyse des « politiques d’efficacité énergétique », au CPE et à audit énergétique pour collectivités, entreprises ou copropriétés.

L’entreprise est implantée sur tout le territoire avec des bureaux à Nantes, Nancy Marseille Toulouse Chambéry et Paris.

Les audits

La branche « Energie et Climat » réalise de nombreux audit pour les administrations qui ont l’obligation d’auditer tout leur bâtiment d’ici la fin de l’année. Une obligation qui découle du « Grenelle de l’environnement »

Plus de 1 million de m² audités depuis 2009 avec tous types de bâtiments allant des écoles aux ministères en passant par les prisons….

L’entreprise compte des spécialistes de bâtiments anciens, existants  qui ont une double compétence d’ingénieur et d’architecte. Ils sont capables de comprendre le fonctionnement du bâtiment, la manière dont il a été construit. « Pour nous c’est important pour mieux comprendre comment vit le bâtiment et donc comment agir au mieux dessus pour le rendre économe » explique Christophe Neves  responsable de la branche Energie et Climat.

Les audits thermiques de copropriétés représentent encore un faible volume comparé aux nombreux bâtiments publics audités, mais l’entreprise commence à avoir une expérience dans le privé.

La plus représentative de la situation actuelle des copropriétés vis-à-vis des objectifs du plan bâtiment qui prévoit 400 000 rénovations par an est une des dernières missions que Inddigo a eut l’occasion de réaliser :

« Nous sommes passés après l’audit énergétique pour lequel nous n’avions pas été retenus. Les copropriétaires une fois l’audit terminé, ne savaient pas quoi faire de leur étude ! Ils ne savaient pas par où commencer :

Quels étaient les travaux prioritaires ?

Quels étaient les subventions possibles ?

Quels travaux devaient être réalisés ensemble ?

Quelle était la meilleure solution de remplacement pour la chaufferie au regard de l’immeuble ?

Un simple audit thermique ne permet pas forcément de répondre à cela, le choix des travaux est une question spécialiste qui va au-delà de la simple étude thermique. Nous avons pu répondre à leurs questions. » commente Christophe Neves.

L’entreprise y a d’ailleurs développé un argumentaire moins technique, plus didactique à l’attention des copropriétaires. Pour expliquer la situation il a fallu faire 3 présentations :

Une avec le conseil syndical, une avec les copropriétaires et ensuite en AG. Un investissement temps qui est encore peu courant.

Cet investissement temps supplémentaire implique un investissement financier supplémentaire dont les propriétaires n’imaginent pas l’utilité avant d’être confrontés au résultat d’une étude thermique.

Le chauffage en immeuble : Remerciez votre voisin, votre voisin vous dit merci !

Alors que le chauffage collectif est la solution la plus logique pour chauffer un bâtiment de manière économique c’est souvent la solution la plus coûteuse en raison de manques de gestion, de suivi des consommations et de responsabilisation individuelle, notamment lié à l’absence de comptage individualisé.

« Le constat de la surconsommation en système collectif peut même amener des gestionnaires professionnels à défendre le chauffage individuel » s’étonne notre interlocuteur.

De fait dans un bâtiment la chaleur ne s’arrête pas aux murs.  Ainsi le chauffage ne peut pas se compter comme de l’eau. Le chauffage est forcément collectif. La chaleur que le voisin du dessous consomme se répercute sur votre logement : ainsi chacun bénéficie du chauffage des autres appartements.

De fait dans un immeuble il y a des gagnants et des perdants : ceux du coté nord comparés à ceux coté sud, ceux entre deux étages comparés à ceux sur les caves ou sous sol ou en coin/toiture de bâtiment.

De toute façon il y a une inégalité de fait. La copropriété doit gommer ces inégalités. Inddigo recommande comme préalable le comptage et suivi des consommations, avant d’entamer une action d’amélioration de l’efficacité énergétique.

Dans les bâtiments neufs Inddigo préconise un système mixte avec un système de chauffage de base centralisé qui assure une part fixe identique pour tout le monde, associé à un système d’appoint individuel qui assure une part proportionnelle en fonction des besoins de chacun.

Le bâtiment est chauffé à une base de 14°. A cette température les déséquilibres entre les appartements en fonction de leur situation sont limités. Une répartition au prorata de la surface est donc juste. Et pour les derniers degrés, une solution individuelle permet à chacun choisir sa température de confort et de payer en conséquence.

Ainsi nous constatons avec inddigo que les copropriétés doivent aller au delà de l’étude thermique et doivent accepter de payer pour disposer d’une aide à la décision. Cette démarche qui peut sembler logique au professionnel de la gestion de parc n’est pas naturel chez le particulier : il faudra du temps avant que tout le monde la comprenne.

Dans une installation collective personne n’est sensibilisé aux économies et un propriétaire qui aurait changé les fenêtres ne tire aucun bénéfice de son acte d’économie, il a plutôt même l’impression de payer deux fois.

Le conseil du jour :

Le conseil d’inddigo est donc d’accepter de payer un peu plus que le simple prix d’une étude thermique pour disposer d’un accompagnement sur la mise en place d’un plan de travaux.  Une surcote de 20 à 30% est à envisager

Rappelons que l’ordre de grandeur d’une étude thermique, AVANT subventions, varie de 80 à 150 euros par lot. Les variations étant dues à la taille, (un petit bâtiment n’est pas forcément moins long à auditer), à la complexité du bâti (les décrochés, les balcons, plusieurs bâtiments), au type de construction, à la politique commerciale du bureau d’étude, etc..

L’autre conseil est de ne pas négliger la renégociation des contrats de « fluides ». « d’expérience dans les bâtiments publics, une simple renégociation des contrats de prestations de chauffage et autres fluides ainsi qu’une sensibilisation des usagers amène 5 à 15% d’économie avant même le premier euro de travaux ». Une piste non négligeable pour chacun d’entre nous en ces temps de crise !

Le site inddigo : http://www.inddigo.com/

Pour contacter inddigo suivez ce lien.

Note déontologique

– Cet article fait partie d’une série d’interview de professionnels du bâtiments et d’énergies renouvelables.
– Le point de vue présenté ne reflète pas forcément celui de la rédaction de VertDurable.
– La présentation de la société n’a fait l’objet d’aucune rémunération.
– Les liens vers les sites des professionnels ne sont pas rémunérés ou payants.
– Nous réalisons le choix des photos.
– Si vous êtes un professionnel de la rénovation « durable » et « nouvelles » énergies votre témoignage nous intéresse, contactez nous.

 

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