Les nouveaux horizons de l’habitat.

Quand des jeunes entrepreneurs réfléchissent en dehors des clous du droit administratif on obtient des choses étonnantes pour renouveler notre cadre de vie.

A l’occasion du salon Innovative Building ou j’animais la table ronde sur la rénovation en copropriété j’ai pu assister à cette étonnante réunion qui contrastait avec celles ou des quinquas et quadras en costume inévitablement gris présentant des powerpoint surchargés ;-).
La moyenne d’âge des présentateurs devait passer sous la barre des 35 ans.

« By the city for the city » un projet de ville collaborative

Une petite équipe a mis en ligne un site ou chacun pouvait -en taguant une carte de New York au format Google Maps- suggérer une idée de service, d’aménagement, de construction.

Après quelques semaines ou chacun pouvait déposer son idée, des architectes ont traité l’ensemble de ces suggestions pour faire un rapport épais transmis aux autorités.

Certains projets ont étés représentés en 3D.

 

Urban Design Week
Urban Design Week

Certaines propositions sont farfelues mais d’autres très pertinentes.

  • Mettre des aires de gym pour adultes a côté des aires de jeux pour enfants
  • Peindre des boussoles à la sortie des bouches de métro
  • Stabiliser la ville avec des gyroscope souterrains !?
  • Mettre des poubelles recyclage dans les rues
  • Obliger les immeubles à couvrir un de leurs murs de jardins verticaux.
Urban Design Week
Urban Design Week

Ce service est proche dans son inspiration de ce que fait une petite entreprise bien de chez nous qui ne connait pas la crise :

Artefacto

Fondé, dirigé par une dame, Artefacto  a développé une application de réalité augmenté. Pour utiliser cette application vous allez regarder un espace public (une terrain a construire) au travers de la caméra d’une tablette et la tablette va superposer à la vue existante une représentation 3D de l’immeuble en projet.

Artefacto
Artefacto (dans une nouvelle fenêtre)

L’immeuble en projet, (il n’existe pas) apparait en surimpression sur l’image filmée.

L’idée est donc de permettre à chaque citoyen de visualiser sous forme de 3D ou de réalité augmentée les projets des communes.

A ce sujet une anecdote amusante nous a appris qu’une commune qui avait commandé des images 3D de plan réaménagement avait interdit la diffusion des images : Elle a pris peur en prenant conscience du projet qu’elle portait  !!!  Ca tombe bien c’était à Boulogne Billancourt ou j’habite. Depuis maintenant 20 ans les terrains « Renault » sont une foire d’empoigne entre les promoteurs et les élus pour réaménager ces espaces laissés vacant par le départ des usines Renault.

Avec ou sans 3d augmentée, les embrouillaminis des élus et des promoteurs restent opaques au citoyen lambda que je suis (l’aménagement de l’ile Seguin, une réserve foncière au prix stratosphérique du marché parisien, ne cesse d’être annulé repoussé, redessiné, annulé repoussé)

Cette anecdote en dit long sur le poids des images pour des projets grands publics (ainsi que sur la compétence des élus mais c’est une autre histoire). Cette forme de partage d’information permettrait des décisions plus rapides et plus unanimes.

La mairie du 4° à Paris se teste aux services urbains collaboratifs

A l’origine Fixmystreet un site anglais destiné à permettre aux habitants de faire remonter facilement les désordres constatés sur leur commune. Les services municipaux anglais pouvant être moins présents qu’en France (routes moins entretenues notamment)

fixmystreet
fixmystreet.com (dans une nouvelle fenêtre)

Les personnes déclarent un incident et quelque soit le lieu sur le territoire anglais le site le transmet à la municipalité concernée. Les informations sont donc publiques et chacun peu constater les problèmes/faits remontés. Une sorte de contrôle citoyen du travail des équipes techniques mais également politiques.

Dans la version française c’est la mairie du 4° arrondissement de la Ville Paris a mis en place une application permettant à chaque citoyen de déclarer un incident dans la ville, sur la carte ou à partir de sa position repérée par le GPS du téléphone, avec une photo idéalement également géo taguée.

L’application en ligne depuis un an fonctionne petitement mais correctement. 200 incidents ont été remontés. 60% des demandes concernent la propreté, le reste la voirie, les espaces verts.

Néanmoins cette application en rentre pas dans ce qui pourrait être la charte de l’open city ou de l’open data.

Effectivement les incidents ne sont pas partagés (et peuvent être étouffé par la mairie) les statistiques ne sont pas publiques, Il n’est pas possible à d’autres personnes de réagir à des demandes générées par d’autres. Les historiques ne sont pas consultables.

Cette application développée par une agence parisienne (la netescouade) a été mise en place dans d’autres villes du sud (Toulouse, Montpellier, …?).

On voit que les enjeux sont importants : ce genre d’application a t il vocation a être géré par une mairie ou une tierce partie indépendante ? Les données récoltées ne sont pas anodines en terme d’influence sur la gestion d’une équipe municipale. Elles peuvent être utilisées par la ville ou une partie adverse.

 

 Open data : La donnée ouverte et libre, c’est la vie !

C’est une anglaise Helen Darbshire de Access freedom of info (access-info.org)  qui est venue présenter le concept. Il existe surement des français pour en parler mais cela attire bien l’attention sur le fait que cette notion est plutôt anglosaxonne.

Selon moi cela vient du fait que la force publique dans les pays anglo saxons est moins puissante et plus soumise au contrôle des citoyens la ou les français se reposent ou plutôt se sont reposés pendant des décennies sur des services publics dont ils découvrent aujourd’hui les lenteurs, le coût et le parfois faible rapport entre moyens et résultats mais également et surtout le fait que au-delà des fonctionnaires les élus ont pris certaines liberté avec la déontologie du service public.

Les anglo saxon ne se reposent pas sur la force publique ils ne doivent pas s’endormir s’ils veulent obtenir un meilleur service public ce qui les rends plus actifs.

L’open data c’est la liberté d’accès aux infos publiques en respectant la contrainte de sécurité publique et de respect de la vie privée.

L’accès aux données publiques est garantie par la loi dans de nombreux pays européens. En France c’est une loi de 1974(?) qui garanti l’accès des citoyens aux données administratives. Dans les faits les demande passe par une commission, la CADA commission d’accès aux documents administratifs qui dans les faits n’est pas aussi open data minded que cela.

Nous vivons une période de transition et les gouvernements et collectivités locales comprennent l’intérêt de libérer l’accès aux informations.

Le gouvernement à lancé Data.gouv.fr ou l’on retrouve une somme importante de données.

 

Data.gouv.fr
Data.gouv.fr

 

Les données peuvent être utilisées pour l’engagement social, pour les créateurs d’entreprises, pour le contrôle citoyen, les chercheurs, étudiants, …

Mais les données doivent organisées, classées, « cherchable » autrement dit fouillable avec un moteur de recherche. Elles doivent être accessible et téléchargeables sans restriction de licence. Les données doivent être gratuites et sans limites de réutilisation (les citoyens en sont propriétaires).

Livrer des données en format PDF verrouillé est inutile on ne peut pas faire de copier coller, les données ne sont ps réutilisables.

La nature des informations est importante. La mairie de paris a mis en place http://opendata.paris.fr/

La base des 5000 arbres remarquables n’est pas fondamentale ; la liste des marchés de travaux passés par la ville l’est un peu plus. Personnellement j’attends la liste de tous les postes d’administrateurs dans les SEM avec les salaires versés notamment quand il s’agit d’élus cumulards.

Paris Data
Paris Data

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