Intégrer le développement durable dans la stratégie de l’entreprise une conférence débat du salon entreprise durable à Paris le 20 octobre 2009.

Thomas Busutil ex : RSE de Vinci PPR et SFR et à l’origine des créateurs de possible ».

Agnès Rambaud : de l’agence « Des enjeux et des hommes ».

Christine Vieron : Directrice du développement durable chez Botanic.

Jean Claude Dupuy : Directeur de recherche et responsable de la recherche RSE de l’université catholique de Lyon.
3000 entreprises au niveau mondial utilise le GRI (Global Reporting Initiative).

La loi NRE qui au début ne s’appliquait qu’à 750 entreprise cotées va s’étendre et toutes les entreprises de 500 salariés seront obligées de communiquer.

La norme ISO 26 000 en préparation depuis 5 ans

T.B. : A essuyé les plâtres de ce type de démarche dès 2002 chez Vinci.

Les choses ont profondément changé depuis 2 ans avec le Grenelle de l’environnement.
Beaucoup d’entreprises ont une vision développement durable en termes de risque ou communication au lieu de voir des opportunités de Business mais cela est en train de changer.

Il faut être capable de structurer cette démarche.
Il identifier les enjeux et les publics concernés (les parties prenantes)
Intégrer ensuite la démarche dans un plan d’actions structuré hiérarchisé et continue.

On est passé d’une logique de « give back » à une logique d’intégration dans le cœur du fonctionnement.

A.R.
Raconte sa création d’entreprise et un pari qui n’était pas gagné.
La formation est une condition sinéquanone à la conduite du changement.

Fait un rappel sur une étude DDB qui a porté sur 1000 Personnes employées dans des entreprises publiques et privées.

• 85% considèrent que le développement durable est important pour le business.

• 80% pense que le développement durable est pris en compte par leur entreprise.

• 17% disait avoir été impliqué : mais on ne sait pas de quelle manière ?

• 15% formé oui mais on ne sait pas de quelle manière ?

• 9% seulement ont été objectivés.

• 2% seulement ont une rémunération qui prend en compte des éléments liés au développement durable.

Il y a 4,3 m de personnes dans les entreprises du CAC 40.
Les salariés entendent plus parler du sujet en externe qu’en interne.

« Dans l’omelette au lard la poule est concernée, le cochon est impliqué » (Francis Blanche)… AR reprend cette boutade pour expliquer que nous ne pouvons nous désintéresser du sujet.

C.V.
le pacte développement durable chez Botanic :

Botanic.fr
Botanic.fr

L’entreprise avait dès le départ une fibre verte et écologique. En 2005 le développement durable a été intégré dans la stratégie de l’entreprise.
Pour cela ils ont impliqués les directeurs de magasin et chefs de service dans la structuration de ce projet. Ils ont reçu de nombreuses séances de formation.
De cette séance de co-construction est sorti la décision de passer d’une jardinerie à une éco-jardinerie.

Cela a conduit à la suppression de tous les engrais chimiques et de synthèse du magasin. Cela a nécessité 30 000 heures de formation sur 3 ans car jardiner écologique ce sont d’autres pratiques de jardinage.
Le changement est passé par la formation et la sensibilisation.

L’étape suivante a été d’introduire du Bio dans le magasin qui est aujourd’hui présent dans 16 magasins sur 30 aujourd’hui.

La 3° étape : comment faire pour aller plus loin et modifier toute l’offre produit.

Le pacte botanique est un plan sur 3 ans avec 25 objectifs :
Il s’agit d’une transformation de l’offre produit.
Ce sont les achats qui ont été sensibilisés en premier.

Exemple :
Objectif 100% de l’offre végétale certifiée MPS qui est la seule certification durable dans le secteur. Ils en sont aujourd’hui à 55%, 1 ½ an après le lancement du plan.

Le développement durable exige un temps long et dans une entreprise familiale c’est plus facile car il n’y a pas la pression du marché financier.

Le management est basé sur la confiance. Il y a une formation spéciale sur le « management par le calme » chez Botanic.
Ce cycle de management a commencé par un séminaire chez « Terre vivante ». Et ensuite encore d’autres formations des managers.

Quid des PME ?
JCD
Il forme 350 du n°2 de la restauration collective.
Pour avancer il faut arriver avec des indicateurs qui montrent combien on peut gagner.

Il n’y a pas de panacée, il faut voir ou est concentré l’identité de l’entreprise et ces souvent les hommes du haut. Elle peut être également dans les produits ou les process.

Dans les grands entreprise l’identité est souvent dans les produits dans les PME c’est plutôt chez les hommes. Il faut donc trouver des relais dans l’entreprise.
Il faut trouver des actions symboliques significatives pour lancer le mouvement.

Il faut communiquer en internet et en externe.
Il faut éviter de faire des promesses que l’on ne peut pas tenir.

Pour montrer combien cela peut rapporter l’observatoire de l’immatériel donne des guides et des outils pour évaluer des retours.

 

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