« Entreprises et parties prenantes dans la démarche développement durable », une conférence débat du salon Entreprise Durable le 20 octobre 2009 à Paris.

Jean Christophe Laugée, Directeur de la Responsabilité Sociale du Groupe Danone

X Y de St Gobain

Et
Fabienne Pouyadou – CARE FRANCE


Le RSE de Danone à commencé en présentant la vision de Danone et les actions menées.

La réflexion de Danone comme au rapport de Bruntland mais il se demande pour ce rapport à mis 20 ans a devenir un peu connu.

Il constate un retour vers la territorialité. Avant les entreprises pensaient à l’échelle d’un pays mais aujourd’hui on réfléchi plus en terme de territoire (peut être au sens humain du terme qu’en terme marketing et comptable un pays, un business plan.)

Il constate que l’on cherche la valeur économique, sociale et environnementale et que l’on cherche à créer de la valeur au niveau du territoire.

L’entreprise constate ses limites à apporter des réponses dans ces 3 domaines.
On peut voir apparaitre des contradictions mais aussi des partenariats.

Il existe 600 fondations créées par des entreprises et il y a de plus en plus d’ONG qui créent des entreprises (mais pas dans le même rapport de nombres).

Il y a aussi l’émergence du social business : selon lui c’est mettre au service la valeur économique pour créer de la valeur environnementale et sociale.

Danone s’oriente vers la cocreation qu’il défini comme étant « la création d’un projet en commun avec des partenaires différents ayant des métiers ou des objectifs différents pour un vrai projet de collaboration ».

3 plateformes :
D communities : 10 M € plateforme de financement pour aider à lutter contre la malnutrition et l’analphabétisme. Les projets sont supportés par des ONG. La première valeur mesurée est la retombée sociale (ex Bengla Desh : création d’une unité de production de produits de types yaourts pour aider à lutter contre la carence en produits laitier ou carence alimentaire en général des enfants)

D pour la nature : 3 M € : pour des partenariats pour compenser le CO2. Exemple : Reforestation des mangroves au Sénégal.

D ecosystem : 100 M€ : s’engage a financer des activités pour ses sous traitants pour des actions sociales : exemple : creation de coopératives agricole en Ukraine. Pour améliorer la valorisation de leur production agricole.(on a du mal à voir l’aspect durable de la chose dans cet exemple, qui ressemble plus à une optimisation du circuit de production qu’a la recherche d’une action sociale ou environnementale)
Aide à stabiliser l’environnement des villages, augmente la taille des exploitations agricoles pour les rendre plus efficace et plus crédible comme fournisseur de sociétés agro alimentaires.

D Supporting : ou « innovation lab » (ce monsieur casait du franglais au-delà du raisonnable) :
Ce sont des réunions de discussion sur le développement durable. Il y en a eut une centaine chez Danone l’année dernière. Ils ont invités 30 ONG cette année :
Ces réunions mettent en évidence une complémentarité de compétences et aide a transformer l’entreprise. L’entreprise doit se réinventer sous peine de disparaitre » leur à dit le patron !

Ces ateliers doivent nous remettre en cause sur nos attitudes, sur nos méthodes de création de valeur.

Le parie est que l’actionnaire a aussi une vision dans la durée. IL ya un actionnariat populaire chez Danone très fort qui adhère à ces actions. (Jusqu’ou une entreprise peut elle mettre en avant des indicateurs non économique sans se mettre en péril en bourse ?)


F.P.
Care est un réseau de solidarité internationale : 70 Pays. Care emploie des salariés locaux.
15 000 pers dont 13 000 dans les pays du Sud.
Care fait le pari que les entreprises pouvait aussi faire partie de la solution (et non pas seulement du problème).

Care aide les entreprises à créer de l’amélioration de valeur sociale.

A l’ambition d’aider 10 millions de femmes à se rendre autonomes en leur apportant de l’éducation et des activités commerciales.

Exemple : A Madagascar, Care à aidé les agriculteurs à produire mais a amené un contrat Sodexho pour acheter la production.

Ex : bengla desh : 35 000 producteurs de lait (1 famille avec 3 bêtes qui font moins de 3 litre de lait)
Care les aide à l’alimentation, la vaccination et en aval avec le vente du lait l’amélioration de la collecte le stockage.

Ex : Bata Fabricant de chaussures : Care a recruté des femmes qui ont étés formées. Elles sont 1500 a vendre des chaussures mais aussi des cartes de téléphones, des semences etc et a avoir acquis une autonomie financière.


Question sur la politique de développement durable de D dans son core business.

Il existe des indicateurs (16) qui indique à chaque filiale ou elles en sont en terme environnemental. C’est donc une vraie valeur de fond dans l’entreprise. (Dixit D bien sûr)


Remarque dans la salle sur le fait que l’activité économique génère de la pollution et de l’inégalité.
M. D à répondu qu’il était d’accord avec la remarque et que D était conscient de ce fait et c’est pour cela que l’entreprise évoluait.


ST Gobain :
Présentation rapide : son métier c’est l’isolation en général. C’est le business de la performance énergétique avec la possibilité de construire des maisons qui n’ont plus besoin de chauffage.
C’est une entreprise B to B et très technique, avec un personnel d’ingénieurs, une culture très technique tournée vers la performance technique.

Il ya eut un grand changement dans l’entreprise : le métier descend dans la rue sous la pression de deux facteurs : Les normes fiscales qui ont subventionnés les travaux d’isolation et internet qui permet à tout le monde d’apprendre sur ces sujets très techniques.

St Gobain a donc mis sur pied la conférence du citoyen sur l’isolation.
Le principe vient d’Europe du nord : on prend du grand public, on le forme à ces problèmes techniques et ensuite on lui demande son avis.

Ils ont commencé il y à 1 ½ an.

Première étape : garantir l’indépendance de la démarche : ils ont mis en place un organe de contrôle dont seulement 2 personnes venait de St Gobain les autres venant d’org publics ou parapublics et d’ONG.

Ils ont recrutés 17 pers avec IFOP, des non spécialistes.

1er week end : Ils les ont fait venir pour une formation sur le sujet de l’isolation.

2° week end : Les personnes sont revenues le 2° week end avec des demandes sur les interventions futurs.
Il ya également une question qui est venue : comment faire changer les mentalités?

3° week end : la conférence proprement dite : Elle était publique.
Elle a permit de poser des questions qui étaient venu aux 17 personnes formées telles que « Comment allez vous nous nous aider a mieux isoler notre maison ? » aux banquiers.

Cela a donné une charte.
Les gens du panel ont demandé des campagnes de sensibilisation du grand public;
Ils ont dit que St Gobain devait être plus transparent sur les risques des matériaux et les conséquences environnementales.

Cela donné une charte :
3 piliers
1 – les matériaux sont certifiés par des org extérieurs
2- les ACV (analyses de cycle de vie) devront être réalisées et seront étudiées et certifiées par des organismes extérieurs.
3- Communication et formation : campagne importante : site internet et formation des artisans.
4- Des produits compétitifs pour permettre à tout le monde de faire ses travaux.

Cela a entrainé une modification des habitudes de travail.

Prochaine étape :
Partenariat sur futura science sur l’isolation écologique. C’est une découverte pour l’entreprise et cela à déjà modifié l’action de l’entreprise et les comportements à l’intérieur de l’entreprise.

Question dans salle : Comment sensibiliser les gens dans les entreprises ?

Danone : on se donne le droit à l’erreur. On fait des tentatives et on regarde les retombées.
30% des bonus des DG et de l’encadrement sont des critères non économiques.
Il faut être cohérent et redescendre dans toute l’entreprise ces nouvelles « contraintes ».

Social innovation lab : mettre en situation les gens : ce sont des moyens de comprendre ce que veulent les gens mais il doit y avoir des gens de l’entreprise pour que le message transpire dans les équipes.

 

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